Ici, on laisse reposer la pâte. Et un peu le mental aussi.
Pendant des années, j’ai vécu dans le bruit — celui des notifications, des échéances, des attentes.
Je travaillais avec rigueur, j’enseignais la radioprotection, j’accompagnais des professionnels sur des sujets exigeants.
Et j’aimais ça.
Mais petit à petit, quelque chose s’est mis à grincer.
Le mental tournait sans arrêt, même quand le corps disait stop.
Je savais expliquer comment protéger les autres.
Mais je ne savais plus comment me protéger moi.
Et puis un jour, j’ai mis les mains dans la pâte.
Pas pour “faire du pain maison”.
Juste pour m’occuper les mains, parce que penser devenait trop lourd.
Et là…
le silence.
Un vrai silence.
Celui qui ne demande rien, ne juge rien, ne produit rien.
J’ai compris que pétrir, c’est méditer sans le savoir.
Que la farine, l’eau, le beurre, ce ne sont pas juste des ingrédients — mais un tempo.
Un moyen de se retrouver par le geste.
En laissant lever la pâte, j’ai appris à laisser mon cerveau lever doucement lui aussi.
À ralentir.
À observer.
À être là.
Et c’est là qu’est née Pastisserie.
Un mot inventé pour désigner cet endroit entre la tête et les mains.
Entre l’action et la présence.
Entre l’odeur du pain chaud et le besoin de sens.
Je suis formatrice.
Je forme des personnes compétentes en radioprotection, des conseillers, des formateurs.
J’adore transmettre, structurer, rendre simple ce qui semble compliqué.
C’est mon cerveau gauche, celui qui analyse, planifie, enseigne.
Mais Pastisserie m’a réappris l’autre moitié : le cerveau qui sent, qui goûte, qui écoute.
Celui qui comprend les pauses, pas les plannings.
Et aujourd’hui, je tiens les deux :
la rigueur et la farine, la pédagogie et la pâte, les mots et les mains.
Pastisserie, c’est un endroit simple :
un blog, un podcast, et des ateliers en ligne.
Mais c’est surtout une invitation à ralentir.
Je ne promets pas le lâcher-prise, ni la sérénité parfaite.
Juste un espace pour :
se reconnecter à soi par un geste concret,
comprendre ce qui se passe dans sa tête quand elle surchauffe,
et retrouver un peu de légèreté — parfois dans un simple pain viennois.
Tu peux venir ici pour apprendre à pétrir, mais tu repartiras souvent avec autre chose :
une respiration.
Parce qu’il y a dans le mot pâtisserie quelque chose de doux,
et dans le patois quelque chose de vrai, d’ancré, de local.
Pastisserie, c’est ma façon à moi de revenir au réel, à ce qui se touche et se sent.
C’est une réconciliation avec la lenteur, avec le fait de faire sans forcément “performer”.
✨ Si tu veux continuer la conversation
Je t’écris chaque semaine la fournée du vendredi — un mail comme une odeur de four chaud, une idée pour apaiser ton mental, ou une recette à savourer.