Ingénieure & boulangère : et si ce n’était pas du courage, mais de la survie ?

Chatgpt m’a aidée à transcrire mon épisode de podcast pour écrire cet article

Le jour où “rester 25 ans de plus” m’a donné mal au ventre

Pendant 19 ans, j’ai occupé un poste rare et passionnant en radioprotection, dans un grand CHU.

Une super équipe, un métier utile, la sécurité du statut… et pourtant, quelque chose s’est mis à grincer.
Je me souviens très bien : 45 ans, assise à mon bureau, en train de me dire “OK, tu tiendras bien encore 20-25 ans jusqu’à la retraite.”

À cet instant, j’ai senti mon ventre se tordre. Ce projet-là n’était pas de la sagesse, c’était un renoncement.

Ce qui a suivi n’a pas été un élan héroïque.

Ce n’était pas du courage. C’était de la survie.
Quand la perspective d’“attendre sagement” te rend malade, bouger devient la seule option.

“Quand la pâte lève, c’est mon mental qui se repose.”

Mes deux peurs (et celles des autres)

Quitter un CDI, quand on a 50 ans passés, une famille, une vie installée… ce n’est pas une image Instagram.
C’est affronter sa propre peur .... et la peur des autres.


Je n’avais pas de modèle entrepreneurial dans ma famille. Je suis partie prudemment : bilan de compétences, réflexion sérieuse, puis annonce officielle (à ma cheffe d’abord… et à la maison ensuite).

Pose d’une pierre : pas de retour arrière.

Entre deux chemins : OF ou boulangerie (merci, banquier)

Deux routes s’ouvraient :

  • lancer mon organisme de formation (mon savoir-faire, ma pédagogie),

  • ou ouvrir une boulangerie, mon rêve de toujours (CAP en poche, étude de marché préparée).

Contexte post-Covid, prix de l’énergie, matières premières en hausse… mon banquier a tranché : formation oui, boulangerie non (pour l’instant).


J’ai choisi la voie soutenable. Mars 2023, je me lance. Dès le premier mois, je maintiens mon salaire. Je travaille dur, j’investis, j’apprends. Ça marche.

Et la boulange ? Elle est revenue autrement : par la transmission.

Pourquoi je tiens aux deux : la tête et les mains

Je suis formatrice. J’aime rendre simple ce qui semble compliqué.
Et je suis boulangère. J’aime pétrir pour respirer.

Dans les deux cas, il y a la même clé : le geste. Répéter, sentir, rater parfois, recommencer — et se calmer.


Pétrir, c’est méditer sans le savoir. La pâte impose un tempo. On cesse de se surveiller. Le mental redescend.

À 50 ans, changer n’est pas “courageux”, c’est possible

On me dit souvent “Quel courage !”. Je réponds : “Non. C’était vital.”


Changer à 50 ans n’a rien d’extravagant : c’est choisir la vie qui nous soutient.


Si tu te reconnais dans cette tension entre le poste “idéal” et le ventre qui se tord, écoute ce dernier. Il ne mâche pas ses mots.

Ce que je veux partager ici

  • Des histoires de reconversion réelle (sans paillettes, avec des étapes).

  • Des gestes de boulange comme pauses mentales (mini-séquences de 15–20 minutes).

  • Des ateliers en live où l’on fait, on respire, on pose des questions, sans se juger.

Mini-guide : passer à l’action sans te brûler

  • Nommer la vérité : est-ce que “rester” te rend malade ?

  • Faire un bilan (compétences, finances, contraintes réelles).

  • Poser une pierre irréversible (une annonce, une date, un engagement).

  • S’entourer (mentor, pairs, pros, et oui, parfois un banquier).

  • Choisir le premier pas viable (pas forcément le rêve final, mais la rampe d’accès).

🎧 L’épisode qui a inspiré cet article

"Ingénieure & boulangère : et si ce n’était pas du courage, mais de la survie ?"

🗓️ Atelier à venir si tu veux boulanger en direct avec moi

Atelier boulange en ligne Focaccialundi 27 oct.-25 · 15:00–16:30 (heure de Paris, Europe/Paris)


2h00 en live · Replay à vie · Débutantes et kids bienvenus 😍


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Stéphanie